Une frappe aérienne, menée par la junte militaire fin janvier dernier sur le village de Hteelin, dans l'État de Kachin, a fait une vingtaine de morts et plus de trente blessés, selon des sources locales.

Cette attaque est survenue peu avant la clôture des élections, dont le déroulement a été fortement critiqué, puisqu’elles ont été annulées dans deux municipalités sur cinq en raison des combats. Rappelons que les élections ont vu la « victoire » du Parti de la solidarité et du développement de l’Union, qui est soutenu par la Tatmadaw. Les combats n’ont pas cessé entre les forces de la junte militaire au pouvoir et les formations armées rebelles depuis lors. Ainsi, la Kachin Independence Army (KIA) a resserré l’encerclement du 58ᵉ bataillon de la Tatmadaw autour de Waingmaw, dans l’État de Kachin, alors que des combats quotidiens se poursuivent sous les frappes aériennes du régime. Contrôlant désormais plusieurs localités stratégiques dans la région et agissant en coordination étroite avec les forces locales de résistance, la KIA consolide progressivement son emprise sur ce secteur clé du nord de l’État Kachin. Les forces rebelles birmanes du National Unity Government, de l’Arakan Army et de la KIA ont mené une offensive coordonnée dans la région de Sagaing, dans le nord-ouest du pays, s’emparant de quatre bases de la junte. Les combats auraient fait une centaine de morts parmi les forces du régime, selon la rébellion birmane, qui déplore la perte d’une dizaine de ses combattants. En revanche, la Tatmadaw a repris le contrôle de Banmauk, dans le nord de la région de Sagaing, au terme de quatre mois de combats contre les forces de la rébellion, qui conservent toutefois Indaw et continuent de faire peser une menace directe sur Katha, en maintenant la pression sur ce corridor stratégique du nord du pays.