Ils y ont rencontré la chargée de mission Laura Farnsworth Dogu (au centre sur la photo), une diplomate de carrière américaine auparavant ambassadrice des États-Unis au Honduras sous les administrations Biden et Trump (second mandat) et, avant, ambassadrice au Nicaragua sous les administrations Obama et Trump (premier mandat.)
Pour le général Donovan, c’était son voyage inaugural en Amérique latine en tant que chef du SOUTHCOM, poste qu’il a pris le 5 février.
Avant cela, il servi comme numéro deux de l’United States Special Operations Command (USSOCOM.)
Joseph M. Humire est secrétaire adjoint à la guerre pour la défense intérieure et les affaires de sécurité des Amériques. À ce titre, il supervise la politique de défense et de sécurité des États-Unis pour le Canada, l’Amérique latine et les Caraïbes.
Il est considéré comme un expert de la lutte contre la criminalité organisée transnationale, le terrorisme et la sécurité aux frontières.
La visite de hauts responsables de la Défense américains fait suite à un déplacement à Caracas une semaine plus tôt par le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright.
Le gouvernement vénézuélien a déclaré que la délégation militaire américaine avait rencontré la présidente par intérim Delcy Rodriguez, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, et le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello.
Les deux parties ont convenu de travailler ensemble pour lutter contre le trafic de drogue, le terrorisme et les migrations illégales.
Mais il est à noter que Padrino et Cabello sont recherchés par les États-Unis pour des accusations liées au trafic de drogue…
Le voyage est le premier d’une délégation militaire américaine depuis que les forces US aient appréhendé le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse lors d’un raid audacieux ayant eu lieu le 3 janvier 2026(1).
Ces activités diplomatiques mettent en évidence les efforts du président Donald Trump pour utiliser la puissance militaire et la politique énergétique pour amener le Venezuela à mener des réformes radicales.
Washington a déclaré qu’il gérerait indéfiniment les activités pétrolières du Venezuela et maintiendrait une présence navale robuste dans les Caraïbes, où l’armée américaine détruit des embarcations chargées de drogue(2). Ces opérations ont également sur la côte du Pacifique.
De plus, elle coopère avec les garde-côtes (US Coast Guard) pour contrôler – voire s’emparer – des pétroliers liés au Venezuela et à l’Iran.
Le gouvernement intérimaire du Venezuela a mis l’accent sur la diplomatie comme la voie privilégiée pour ouvrir de nouvelles relations avec Washington. De leur côté, les Américains exigent que Caracas coupe rapidement tous liens avec leurs adversaires déclarés (Iran, Russie) et s’ouvre aux entreprises américaines.
À l’issue de ses discussions, le général Donovan a déclaré sur X : « les discussions ont porté sur l’environnement de sécurité, les mesures visant à assurer la mise en œuvre du plan en trois phases du président Donald Trump – en particulier la stabilisation du Venezuela – et l’importance d’une sécurité partagée dans l’hémisphère occidental. »
La feuille de route envisage, d’abord, la stabilisation de la sécurité de la zone puis la reprise économique au Venezuela et enfin, la consolidation d’une transition démocratique alignée sur les intérêts de l’hémisphère occidental.
Mme Dogu dans un post séparé de l’ambassade des États-Unis l’a qualifié de jour historique dans l’effort de « faire avancer l’objectif d’un Venezuela aligné avec les États-Unis. »
L’ambassade US a oublié une dernière déclaration : « Le général Francis L. Donovan a conclu aujourd’hui sa visite au Venezuela. […] Les États-Unis réaffirment leur engagement en faveur d’un Venezuela libre, sûr et prospère pour le peuple vénézuélien, les États-Unis et l’hémisphère occidental. »
Les États-Unis n’ont jamais conquis de « colonies » comme les européens. Mais ils ont des pays « vassaux » dont ils exploitent les richesses et qui sont aux ordres. Le Venezuela a rejoint le cheptel.
Mais le point très positif réside dans le fait que ses habitants sont libérés de la dictature marxiste dite « bolivarienne » qui, depuis 1998, a ruiné le pays et eux en même temps.
(1.) Voir : « Coup de main audacieux US sur le Venezuela » du 5 janvier 2026.
(2.) Voir : « Onze trafiquants de drogue présumés tués par des frappes US » du 18 février 2026.
