« Les actions des États-Unis ont un impact sur notre sécurité et nos intérêts », a assuré le chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, en ouverture du Paris Defence and Strategy Forum (PDSF) fin mars. Il a aussi affirmé que les États-Unis étaient « un allié de moins en moins prévisible », même s’ils restent fondamentalement « un allié ». « Une fois qu’ils ont posé toutes leurs capacités sur le globe, l’Europe n’est plus leur priorité », a-t-il constaté.
De surcroît, les opérations militaires américaines en cours ont un impact négatif sur la sécurité de l’Europe, car elles épuisent leurs réserves. En outre, selon le général, « les États-Unis ont admis qu’ils rencontreraient des difficultés à continuer de soutenir l’Ukraine de la même manière qu’au début de la guerre. Cela s’explique par le fait que leur engagement dans le conflit en Iran leur coûte cher ». Les crises actuelles présentent un seul avantage : elles contribuent au « réveil » stratégique européen. Elles ont permis d’augmenter les contacts entre Européens, notamment via des exercices communs, et ont entraîné une hausse des achats intraeuropéens dans le domaine de l’armement.
