Lors de cette incursion en territoire nigérien, qui visait un nouveau groupe armé qui se fait appeler « Les révolutionnaires du sud libyen », l’ANL a déploré la mort d’un soldat et a indiqué qu’elle avait fait des prisonniers parmi ses adversaires. C’est une unité d’élite de l’ANL qui a mené l’opération, supervisée directement par Saddam Haftar, fils de Khalifa Haftar et commandant des forces terrestres. Quant au groupe armé dirigé par Mohamad Wardagou, un Toubou de Mourzouk, celui-ci reconnaît avoir perdu deux de ses combattants et que d’autres, sans en préciser le nombre, ont été faits prisonniers par l’ANL. « Les révolutionnaires du sud libyen » avaient déjà revendiqué deux attaques contre des convois de l’ANL (voir RAIDS 477 — avril 2026), accusant les forces du maréchal Haftar de diriger la contrebande d’essence et d’or à travers le triangle frontalier dit « Salvador ». D’après des informations locales, « Les révolutionnaires du sud libyen » tireraient également profit du trafic transfrontalier où une vive concurrence s’est développée avec la brigade « Souboul al Salam », liée à l’ANL et accusée de trafic par l’ONU.
