Depuis les tensions avec les États-Unis autour du Groenland, les spéculations vont bon train. En effet, selon DR, le Danemark aurait organisé, sous couvert de l’exercice Artic Endurance, le déploiement de forces d’opérations spéciales relevant du Specialoperationskommandoen (SOKOM), équivalent danois du Commandement des opérations spéciales (COS), en l’occurrence des opérateurs du Jægerkorpset et/ou Frømandskorpset, afin de se préparer à répondre à une invasion de son territoire autonome. Il ne l’aurait pas fait seul, les forces danoises travaillant en étroite collaboration avec leurs alliés, chasseurs alpins français et troupes de montagne allemandes et suédoises s’étant déployés au Groenland. « Et ce n’est pas qu’un exercice », soutient une source sécuritaire danoise interrogée par DR. Pour preuve, affirme la même source, « ces troupes d’élite, en particulier danoises, ont fait le plein d’explosifs, de munitions et de poches de sang ». Si Donald Trump a annoncé, le 21 janvier dernier à Davos, le cadre d’un futur accord sur le Groenland et levé ses menaces douanières autant que militaires, l’inquiétude à Copenhague ne faiblit pas. « Nous avons été obligés de prendre tous les scénarios au sérieux », soutient une source anonyme du ministère danois de la Défense, toujours selon DR, ajoutant : « Car l’appareil officiel des États-Unis ne fonctionne plus comme par le passé… » À Paris, le ministère des Armées est resté discret, évoquant seulement une solidarité stratégique avec le Danemark, une connaissance du milieu arctique et un entraînement avec son partenaire danois qui « vise avant tout à renforcer et illustrer notre posture dans le Grand Nord, dans le cadre de l’Alliance atlantique ».
