Traversant actuellement une phase de transformation majeure marquée tant par une diversification de ses partenariats qu'une modernisation de ses forces armées, l'Arménie a révélé tout récemment l'acquisition de nouveaux systèmes d'armes.

Venant s’ajouter à ceux déjà livrés par la France ou en cours de livraison (véhicules blindés Bastion, canons automoteurs CAESAR, etc.), ces nouvelles acquisitions témoignent que l’Inde est bel et bien devenue le premier fournisseur d’équipements militaires de l’Arménie, représentant un peu moins de 50 % de ses importations les plus récentes. Jusqu’à présent, Erevan n’avait guère fait étalage de ses achats d’armes auprès de New Delhi. Ce silence a été rompu récemment grâce à la visite de quatre jours en Arménie du chef d’état-major des armées (CEMA) indien, le général Anil Chauhan. Cette visite s’est conclue par une démonstration des systèmes d’armes de fabrication indienne livrés à Erevan. Parmi ceux-ci figure l’achat de quatre batteries du système LRM (lance-roquettes multiple) Pinaka, soit vingt-quatre lanceurs, chacun emportant douze roquettes. Les systèmes livrés à l’Arménie incluraient trois variantes, dont une version équipée d’un système de guidage satellitaire avec portée de tir effective pouvant atteindre 75 km, mais la répartition exacte des versions n’a pas été rendue publique (la valeur du contrat est de l’ordre de 250 millions de dollars). Erevan aurait acquis également quinze systèmes sol-air Akash-1S, ainsi que 400 missiles dans le cadre d’un accord estimé à environ 720 millions de dollars, plus de 80 obusiers tractés ATAGS de 155 mm et entre 70 et 80 automoteurs MArG de 155 mm, pour un montant respectif estimé à 155 millions de dollars environ. Enfin, Erevan finalise actuellement un contrat de 2,5 à 3 milliards de dollars pour l’achat de huit à douze Su-30MKI fabriqués sous licence russe par Hindustan Aeronautics Limited (HAL), dont la livraison est prévue entre 2027 et 2029, et celle de systèmes Akash-NG.