Selon le laboratoire de recherche de l'université américaine de Yale, les paramilitaires des Rapid Support Forces (RSF) disposaient d'au moins 85 nouveaux drones kamikazes au début du mois de janvier 2026.

Si cette estimation, réalisée en s’appuyant sur l’analyse d’images satellites, est exacte, cela signifierait que les RSF du général Mohammed Hamdan Daglo, qui s’opposent depuis plus de trois ans aux forces gouvernementales menées par le général Abdel Fattah al-Burhan, ont considérablement augmenté leurs capacités de frappes aériennes au cours de ces derniers mois. Selon les chercheurs de l’université de Yale, quarante de ces drones se trouvaient alors sur un site près de l’aéroport de Nyala, quartier général des RSF au Darfour du Sud. Cinquante et un autres étaient stationnés sur un site situé à environ deux kilomètres du camp de la Mission conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour. À la fin du mois de janvier, plus de la moitié de ces engins avaient disparu. Ces mêmes drones auraient été fournis par les Émirats arabes unis. Par le passé, les services de renseignement américains avaient déjà pu identifier sur l’aéroport de Nyala des drones kamikazes de type CH95 d’origine chinoise, très probablement livrés par les EAU. Cet important arsenal aérien aux mains des RSF est préoccupant, du fait que, déjà au cours de ces derniers mois, les paramilitaires ont pris pour cible des objectifs civils, tels que des hôpitaux, des mosquées et des convois humanitaires.