Simultanément à cette initiative, l’armée finlandaise a lancé des programmes de formation et d’entraînement spécifiques pour les militaires d’active, les conscrits et les réservistes pour assurer une utilisation des mines antipersonnel « responsable » et « conforme au droit humanitaire international », le gouvernement ayant précisé qu’aucun champ de mines ne sera déployé en temps de paix. En attendant les futures livraisons de mines, dotées de capteurs modernes, de systèmes de commande à distance et de fonctions d’auto-neutralisation, l’instruction se fait avec des mines directionnelles de type Claymore, qui n’étaient pas interdites par le traité d’Ottawa, car considérées comme des armes à fragmentation dirigée classiques. L’initiative finlandaise s’inscrit dans une dynamique commune avec la Pologne et les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), qui ont également quitté le traité sur l’interdiction des mines antipersonnel pour renforcer la protection de leurs frontières avec la Russie. La Finlande avait rejoint la Convention d’Ottawa en 2012, mais la dégradation de l’environnement sécuritaire depuis 2022 a relancé le débat sur la vulnérabilité de ses 1 340 kilomètres de frontière, d’où son retrait du traité.
