Lors de son discours sur la dissuasion nucléaire le 2 mars à l’Île Longue, Emmanuel Macron a annoncé un relèvement du nombre de têtes nucléaires, estimé jusqu’alors à environ 300. Il a néanmoins aussitôt ajouté que désormais la France ne communiquera plus sur leur nombre. Il a aussi annoncé le nom du prochain sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) à baptiser, L’Invincible. Il sera le premier des SNLE de 3e génération (SN3G). Ce SN3G arrivera en service légèrement en retard, en 2036. Le chef d’État a également révélé qu’il avait amorcé un cycle de pourparlers avec nos partenaires privilégiés en Europe dans le but de mettre en place une « dissuasion avancée » combinant des forces nucléaires et conventionnelles, dans le cadre d’un « épaulement ». Outre le Royaume-Uni et l’Allemagne, qui ont déjà entamé ce processus, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, la Suède et la Grèce ont également adopté cette évolution.